Aux environs d'Henri III

Publié le par le petit homme


 


La mer est grise, avilissante pour le regard, première copie du monde. Elle est noire et blanche. Les déferlantes sont tristes fendues par un vent essoufflé.
L'après-midi nous sommes allés dîner chez les parents de Simona manger un excellent gaspacho. La conversation lors du repas a tourné essentiellement autour du roi Henri III (1551-1589), l'inventeur de la fourchette (ou l'a-t-il seulement popularisée?) dernier de la dynastie des Valois et fils, dit-on préféré, de Catherine de Médicis. Il a été évoqué sa soi-disant homosexualité. Sa cour était emplie de favoris nommés les mignons, et les préférés, les archimignons.
Son règne est sans cesse troublé par les guerres de religion et les complots. On dit de lui qu'à une autre époque il eût été un grand roi.

     Henri III entreprend des réformes dans divers domaines. Il crée l'ordre de chevalerie du Saint-Esprit. Il crée des ordres religieux dont l'Oratoire de Notre-Dame-de-Vie-Saine en 1583. Il fait établir le code Henri III pour uniformiser les coutumes dans le domaine juridique du pays. Il transforme le Conseil du roi en Conseil d'État. Il modifie l'étiquette de la Cour, s'attirant parfois le désaccord de la grande noblesse (il interdit notamment de l'approcher). En 1582, le calendrier julien est remplacé par le calendrier grégorien. Henri III crée l'académie du Palais, avec Ronsard et Du Baïf.

Avant le dîner nous avons fait une dégustation de vin. J’ai appris des choses que j’ignorais. Que le mot cépage  signifie simplement raisin d’où le cépage blanc ou rouge. Qu’en aucune façon, ce n’était la couleur du raisin qui donnait au vin sa teinte mais c’est la molécule nommée  antocyane. J’aime assez ces dégustations pour lesquelles il faut deviner les saveurs, les goûts et les odeurs du vin. J’ai d’ailleurs appris un nouveau goût. On dira d’un vin qui a des notes de brûlé, cacao, café, goudron, caramélisé, cuit, qu’il est empyreumatique.

Lundi 27 juillet
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