Panama

Publié le par le petit homme


Nous sommes allés passer la journée près de Narbonne dans le domaine de la consule du Panama qui, connaissant un de mes amis, nous avait invités à déjeuner et  à passer la journée dans leur maison. Le mari nous a fait visiter son domaine viticole "le Bélize", un vin du Minervois.
J’ai discuté avec la consule, Antonia, pour évoquer les événements du Honduras et du Vénézuela. Pour le président déchu Zelaya, elle m’a simplement dit qu’en Amérique latine le peuple était habitué à l’enrichissement  personnel de ses présidents successifs. Mais celui-ci avait beaucoup aidé les pauvres et était populaire chez le peuple. Il semblerait que le peuple soit habitué à la grande instabilité politique et c’est la raison pour laquelle il est difficile de prévoir les réactions des honduriens. Quant à Chavez, j’ai ressenti de la part de la consule une plus grande méfiance voire une hostilité. Il semblerait que les nouvelles classes moyennes soient plus sensibles qu’auparavant à la démocratie, même si elle souhaite une plus grande justice sociale. Selon elle, le danger est là pour ces présidents de gauche. Le soutien populaire ne pourra pas être si fort car l’utopie d’un monde idéal a reculé au profit d’un monde simplement plus juste. Il se pourrait que l’attitude de Chavez pourrait effrayer un électorat qui lui était à l’origine favorable. Mais aurais-je été sans doute plus inspirer à lui poser des questions sur le Panama même, de la relation avec ses indigènes, la présence américaine...
C’est un domaine assez joli d’une trentaine d’hectares. La consule et son mari sont très gentils, très accessibles. La journée fut agréable et le décor me faisait  penser à celui que décrit Pagnol dans Le Château de ma mère. Le soir se levait sur les oliviers. L'air était chaud, l'air chaud des terres nous envahissait en une torpeur dans laquelle seul le regard sur l'horizon nous donnait encore la preuve de l'existence de la vie. Je n'aime pas le sud, son paysage désertique, sans vie, est morne. On dirait un hiver sans froid. J'ai demandé à la consule de me conseiller un écrivain panaméen. Elle m'a dit Jorge Thomas, son vrai nom est Juan David Morgan. Hélas, je crains qu'il ne soit pas traduit et il semble très difficile de trouver un de ses ouvrages. Il écrit des romans historiques.

Le vendredi 31 juillet

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