Amour féral

Publié le par Le zôgraphe

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L'ennui m'a frayé un chemin parmi des épines rares. Je clame mon amour erratique. Mes lèvres sentent le macadam.

 

Tes mains ...

 

Je voyage et qu'importe s'il me mène ici ou là ou si je reste.

Je me prive de souvenirs et sacrifie la nostalgie. L'amour féral a lieu dans des endroits occultes.

Je suis l'amant secret des alcôves où  me haïssent les épouses.

Sous le poids de ma solitude je pisse ma tristesse comme l'égaré pour survivre boit son urine.

Je suis un fou qui a follement aimé et les aliénés jumelés pour la vie me méprisent.

Les femmes me becquettent le foie en haut de mon orgueuilleuse colline.

Je ne fais pas de promesses car je ne vais pas de l'avant, mais je surgis des royaumes de la nuit.

 

Tes mains pourtant que je te contemple ...

 

Je suis un assoiffé à l'envi.

et j'ai pour ennemi les tisseuses de soie sélénique qui chavirent par le vent déchainé que j'entraine avec moi.

L'homme qui rêve erre en lui-même ; le désir n'est pas un exil.

Nous sommes harcelés par le chagrin de l'existence ;

cette perte circulaire où l'abandon se répète et s'obstine.

Vous ne pouvez me préserver de la vie.

 

Je n'oublierai jamais tes mains qui m'étreignent même si je suis loin de toi.

Je suis le désir sur les routes, je suis l'amant

- le voyou.

 

Le Zôgraphe

Publié dans Poésie

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