كتب . De michel Debré

Publié le par Le petit homme

Vendredi 5 mars






(Hélas une partie du journal concernant ce jour a été détruit par une mauvaise manipulation)

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Nouvelle leçon d'arabe. Trois nouvelles lettres apprises.
le sin س
le jim ج
le lam ل

 

il est assis : جلس

 

Tahar est venu superviser mon apprentissage. Il m'a expliqué l'emploi du alif  ا

 C'est une sorte de voyelle longue, un "a" chanté, prolongé dans le mot. Tahar en professeur  d'arabe est encore plus séduisant.

 

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J’ai vu en photographie  le policier arabe sur lequel Angèle enquête, si je puis dire sur sa gayté. En effet, il a une tête de militaire. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Un visage très dur, marqué, viril. Est-il beau ? je ne peux pas le dire. Il faudrait le voir en vrai.

 

*

Coup de fil de JR :

- Devine qui est à la grille ?

 

Sans blague, c’est notre JR national. Il  devait venir Lundi. Était-il pressé de me voir pour s’assurer que nous ne soyons pas fâchés. Ou avait-il simplement envie de me voir plus longtemps, sans doute. En tout cas, j’étais très heureux de l’accueillir.

 

 

*

images.jpgNous avons regardé un reportage intéressant de la chaîne parlementaire sur Michel Debré (1912-1996) le premier premier ministre (de 1959 à 1962) de la Vè république dont il est un des fondateurs. En  écoutant tous ces politiques de la période gaullienne nous étions d’accord avec JR pour dire que la trempe des hommes de cette époque n’a décidément plus rien à voir avec la nôtre. Nos hommes et femmes politiques sont aujourd'hui si  communs, ni ennuyeux et pas assez ridicules pour les détester tout à fait. Nous, c’est le monde de Nadine Morano. C’est-à-dire celui de la pensée disparue, de la vulgarité, de la facilité, du sophisme alors que nous avons tant apprécié le lyrisme des discours politiques, la maîtrise de la langue, le parcours et le destin des hommes qui dirigeaient la France d’avant les année 70. C’est autre chose que le doucereux Xavier Bertrand ou la Bachelot et ses sandales rose bonbons !

 

Debré, ce qui l’honore c’est la fidélité à ses convictions, bien que trop sécuritaires et dirigistes, d’une certaine idée de la France, de son rang, de son évolution, de son progrès. Ce qu’on nomme un homme d’état. Voir au-delà de ce qu’impliquent les bassesses et les renoncements pour s'assurer une  carrière, mais voir plus loin que soi, réfléchir à l’avenir du pays, toujours, quel qu’en soit le prix.

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