Affaire DSK, "sublime, forcément sublime"

Publié le par Le zôgraphe

 

"Personne n’a rien dit parce que ça a du bon d’être désirée par un salopard, c’est bon le dégoût, ça donne une impression de puissance de protéger une brute. La vérité, c’est qu’on aime les gens de gauche à condition que ce soit des salopards. François Hollande on trouvait qu’il manquait de charisme, il ne séduisait pas, obligé de faire un régime, alors que l’autre s’accommodait de son poids. Cette société aime les séducteurs, les violeurs, les charismatiques. Les élections sont des affaires sexuelles. Marine Le Pen plaît à 20 % d’entre nous, et en fascine 80 %. Une femme-mec, phallique, ça nous plaît. Une femme qui domine son père, qui fait de plus gros scores."

 

Christine Angot

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"L'amour, qui est l'égoïsme à deux, sacrifie tout à soi, et vit de mensonges"

Raymond Radiguet

 

 

L'amour, qui est l'égoïsme à deux, sacrifie tout à soi, et vit de mensonges.

 

Le roi est fragile et les courtisans sont fascinés par la fragilité du roi ; ils se disent en eux-mêmes "il est comme moi"."Comme moi" : objet de mes désirs de mes fantasmes projetés. Tout roi est créature des courtisans, des conseillers, des secondes mains, de la famille, des numéros 2, des numéros 3 (ceux qui portent bien leur nom en politique  : les attachés...). Tous ceux qui le soutiennent depuis toujours. On apprend d'ailleurs que c'est Anne Sinclair qui souhaitait le plus ardemment que son mari DSK soit candidat à la présidentielle ...

Le pervers, on l'analyse l'accule le dénonce.

Et son entourage ? femme courageuse, amis fidèles etc... Ce sont eux qui devraient aussi se remettre en cause.

 

Nous aussi, intimement, avons ce désir de toute puissance, qu'on ne peut pas toujours réaliser, mais le mieux qu'on puisse faire c'est de le projeter sur un objet, un être qui s'en chargera. On a la lâcheté qu'on peut ; c'est la seule différence avec le roi : Lui, il va jusqu'au bout. On veut un repère : un re-PÈRE, miroir sans tain.

Regardez le paysage politique français : c'est le retour des couillus, Mélenchon, Villepin (qui veut baiser la France), Bayrou, Sarkosy et les femmes à poigne  : Aubry, Le Pen...

et les autres ? Besancenot ? Ségolène Royal ? dégagés... du paysage.

 

Cependant, le monde évolue. Le monde redécouvre qu'il existe des jeunes. Les révolutions arabes, l'Espagne maintenant, traduisent autre chose. Un jeune n'a pas de sexe, il ne prend pas la marque du masculin ou du féminin. C'est déjà ça. Jeune est un moment présent, pas un devenir. Être jeune c'est vivre aujourd'hui avec la porte close d'hier et de demain. Être jeune c'est ne rien savoir, savoir seulement qu'on est là, à l'instant seulement où on le proclame. C'est une transition sans promesse car demain nous serons moins jeunes.

Autre chose c'est quoi ? on ne sait pas. La naïveté c'est de regarder le monde d'un œil nouveau. De savoirs, on n'a plus besoin.

Le monde des "papas" s'effrondrent ;  nous découvrons que les "mamans" sont des collabos.

 

JE PROCLAME QUE L'AMOUR EST RÉACTIONNAIRE car il ne supporte pas l'absence ni le manque, ni la renonciation. Il est le premier socle de l'aliénation.

Regardez, dorénavant, les amoureux d'un œil de travers, car ils ont des siècles de poésie derrière eux. Jetez la rose par la fenêtre, cassez les bancs  publics, brisez-leur les doigts pour  que ne se lient plus leurs mains dans les rues.

Toute poésie nouvelle  tord le cou à l'ancienne : c'est ce qu'on nomme la Révolution.

 

Le Zôgraphe

Publié dans dégagement

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