Le cul vache, C politique

Publié le par Le petit homme

Dimanche 7 mars.

 

 

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Les chants grégoriens sur France Musique m’ont réveillé ce matin à mon plus grand plaisir.

JR n’a pas tardé à faire son entrée dans la chambre quand il a entendu que je remuais ici ou là.

tu    -Tu m’étonnes que t’es pas bien. Dans le noir, à écouter le cantique des cantiques, c’est lugubre.

  Ce qu’il ignorait, c’est que ce réveil grégorien était un véritable plaisir. Et ma chambre n’était pas plongée dans l’obscurité totale mais dans une légère pénombre, écran à un soleil insolent quand vous pouvez rester encore au lit. 

 

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Le dimanche était comme tous les dimanches. Nous avons regardé l’émission En clair sur canal plus. J’ai pu critiquer avec un certain plaisir la journaliste la plus souriante de France, Anne-Sophie Lapix, que JR défend, que tous les hommes d’ailleurs semblent aimer. Je me demande bien pourquoi … ! L’invité était Xavier Bertrand et Benoit Hamon. Les deux sont assez pénibles, l’un à cause de son obséquiosité, son ton doucereux et hypocrite et l’autre, Hamon, parce qu’il est tellement peu crédible dans son porte-parolat du PS qu’il pourrait bien nous annoncer des choses les plus extravagantes ou les plus audacieuses qu’elles effleureraient à peine mon oreille. 

Dans je ne sais plus quel reportage nous avons vu Nadine Morano au salon de l'agriculture. On n'a été pas déçu du voyage ! "Le monde de Nadine Morano" est une expression que nous employons avec JR pour caractériser les gens qui appartiennent à ce monde politique de la plus grande nullité. On voit Nadine toucher le pis d'une vache tout contente de faire un geste qu'aucun parisien ne ferait, selon elle. On l'écoute parler de la France rurale comme mon chat disserterait sur Kant. On se demandait même si elle n'était pas un peu ivre tant ses propos étaient absurdes et incohérents. On a pu apercevoir aussi Jean-Paul Huchon donner un tendre baiser sur la gueule d'une vache. Il fallut attendre Le Pen pour rire enfin. On l'interroge sur l'importance du salon de l'agriculture auquel il dit tout le bien et s'empresse de justifier finement sa présence, avant d'avaler une petite spécialité locale d'un stand, en lançant : On vient parce qu'on est des crève la faim !


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Nous sommes allés au jardin botanique. Il n’y a rien à voir en cette saison puisque tout en ce début de mois de mars semble encore endormi. Animaux, plantes et fleurs. Nous ne sommes pas restés longtemps car une fois de plus il faisait terriblement froid.

JR trouve  que le wallaby ressemble à la chatte Arwen. Il est vrai … 

 

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L’invité de C politique : Estrosi. Je n’aime guère Demorand, mais je dois dire que j’étais si proche de son agacement face à Estrosi que j’avais envie qu’il le secouât plus encore. Estrosi … c’est bla bla bla, et tout ça avec un ton monocorde, sans conviction, on eût dit un enfant récitant  une leçon ennuyeuse. Toute question qui portait sur des sujets que ses fiches (étalées devant lui)  n’avaient pas prévu restaient sans réponse.

 

L’autre invité était …  Jean-luc Mélenchon. JR me dit que je devrais être content et que sa présence infirme ma théorie sur une prétendue prédilection politique de la part Demorand dans le choix de ses invités. Soit ! Je reconnais mon erreur d’appréciation, mais je veux attendre encore pour vérifier sur le long terme si ma théorie était  tout simplement de l’ordre du délire paranoïaque. (bien entendu, tout parano ne lâche pas l'affaire  aussi vite …)

Mélenchon est dans une stratégie présidentielle. Il personnalise le débat "moi si j'étais président" "avec, ça moi ne se passerait pas comme ça". Le Mélenchon se sent pousser des ailes !

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