Notes de voyage : Fès, la famille youssefi

Publié le par petit homme

Le 29  juillet, Fès

 

Au revoir Meknès.

Nous arrivons à Fès par le train. Nous quittons les riads pour loger dans une maison d'hôtes. Nous logeons chez l'habitant. Aziz le propriétaire est extrêmement disponible et accueillant. Il a trois enfants. Anass, 15 ans, Hatim, plus petit et un bébé, une fille, Chourouk qui signifie en arabe le lever du soleil. Beaucoup d'hôtes ici vont et viennent. L'ambiance est bon enfant. Pour la première fois de ma vie, j'ai vu des israeliens. Entendre parler l'hébreux me fit une forte sensation. On aurait dit de l'arabe, mais plus léger, plus fluide, moins guttural.

 

Le 30 juillet

 

Je me repose dans la chambre au sous sol tant la chaleur est écrasante. Je suis sensible au point où je me sens sans énergie ; je suis las. 30 degré dès 8h30 du matin. La médina est ancienne entourée d'un muraille. Les marchands, les transports de marchandises en charrette, en âne et les mendiants, les estropiés qui font la quête, la volaille à l'air libre me donnent l'impression de déambuler à travers le temps.

Nous visitons la médina dont la richesse principale est l'artisanat. Juchée sur une terrasse,  en respirant des feuilles de menthe pour ne pas tourner de l'oeil tant l'odeur est insupportable à la tannerie, nous observons les ouvriers traitant ce qui va devenir du cuir. Ils plongent les peaux de bêtes des jours durant dans la chaux, puis, plus surprenant, dans  un bain de fientes de pigeon, riche en ammoniaque. Des étapes me manquent, mais j'ai retenu qu'à la fin ces peaux séchaient au soleil.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article