Scarification. Un peu d'air ensuite

Publié le par Le petit homme

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Le 19 février, le soir



J'ai revu Angèle ce midi, nous prîmes un café une ou deux heures avant qu'elle ne remontât à Paris.  Elle avait l'air d'être plus sereine que la dernière fois. Elle m'a parlé d'une crise qu'elle avait faite il y a une quinzaine de jours à la suite d'une querelle avec son ami Chris. Elle brisait la vaiselle et prenait des morceaux pour se scarifier les bras. Je dois reconnaître que je me suis un peu habitué à l'idée de ce genre de crise dont elle est victime, mais chaque fois la violence des images mentales me bouleverse toujours. Elle m'en a informé qu'en Septembre. J'étais sous le choc. Elle me dit qu'elle se considére un peu comme une toxicomane. En ce sens, que son ami soit souvent obligé de la fouiller pour extraire de ses affaires des lames de rasoir qu'elle dissimule. Elle dit ressentir un bien être après s'être auto-mutilée. Il semblerait ques des endorphines se libèrent provoquant ainsi ce genre de sensation apaisante. J'ignore si c'est de même nature, mais j'ai souvent éprouvé une sensation également de bien être quand il m'arrivait enfant, couramment d'ailleurs, de saigner du nez.

La bonne nouvelle, c'est qu'Angèle m'a dit qu'un de ses collègues dont elle soupçonnait fortement  l'homosexualité, me plairait sans doute. Humm. Militaire, devenu aujourd'hui policier, arabe, et joli garçon selon Angèle, cela me laisse songeur ... Je lui ai dit de se renseigner un peu plus avant qu'elle nous organise une rencontre. Un policier serait le bienvenu dans ma vie, moi qui ai peur de tout.

Après avoir accompagné Angèle, j'ai retrouvé Nicolas. Je voulais savoir où il en était dans son amour. Car j'avais reçu ce courriel :

Nous sommes toujours dans cette même impasse qui nous sépare inéxorablement. Mais nous avons saisi ce moment pour nous promettre de tout tenter pour traverser le mur et voir le monde tel qu'il est. J'en ai beaucoup d'espoir et d'attente et cependant, nous sommes toujours dans cette impasse, enfermés dans cette prison qui nous sépare, sans la moindre chance d'en sortir indemne, à moins de voir avec les yeux du poète, à moins de voir le sphinx qui en garde la porte.
    Alors, réjouissez-vous mes amis, réjouissez-vous de grande allégresse pour l'espoir prodigue ; mais gardez l'exubérance au fond de votre coeur car l'amour n'en n'est pas moins aux portes de l'enfer.


Nous avons longuement échangé sur sa relation. L'avenir nous dira de quel côté s'est mis à pencher la balance de l'amour !
 Nous nous sommes mis à nous promener en devisant. Nous nous sommes arrêtés à une chocolaterie où Nicolas s'est acheté un sachet de chocolat en forme de grain de café que nous avons dégusté à la terrasse d'un bar où un rai de soleil  isolé chauffait nos visages.

Toutes ces visites et promenades m'on fait le plus grand bien. Je crois retrouver un peu d'esprit.
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