Jean-luc Mélenchon un petit air de la Fontaine (ou d'Ésope)
À la fin d'une émission sur une chaîne d'informations continues, Jean-luc Mélenchon le baroque devient un peu plus classique quand il explique telle la chute d'une fable qu'on ne puisse juger un homme, au-delà de ses paroles emflammées, qu'au travail de son esprit :
"Les idées que je défends
parfois malhabilement
je n'en disconviens pas;
je ne suis pas parfait.
Je suis un homme qui souvent
parle trop avec son cœur.
Pour autant, doit-on nier ce que ma tête produit ?"
Jean-Luc Mélenchon, Dimanche soir politique, Itélé le 24/10/20010
Cet homme politique qui nous avait tant plu quand il avait affirmé au théâtre Dejazet que l'école ne servait pas qu'à "écrire, lire et compter, mais aussi à chanter et à écrire des poèmes !"
Dans une vie soumise à l'aléa, le moindre détail peut tout changer, une phrase qui résonne qui dévoile un projet. Ce principe-espérance que Mélenchon retrouve, réincarne est un renouveau bienvenu. Cet homme capte que la société d'aujoud'hui est peut-être à relire à la lueur des "Lumières", à relier l'héritage du XVIIIième à la société d'aujourd'hui.
Mais aussi sa référence à l'amérique latine, continent s'il en est, qui fut un territoire où l'écho du génie français trouva en ces lieux de quoi s'épanouir. Peut-être serait-il un juste retour des choses que ce continent à son tour inspire le peuple français en sommeil, figé dans l'idée illusoire de la fin de l'Histoire.