L'homme de la mondialité est mort : Édouard Glissant

Publié le par Le zôgraphe

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Édouard Glissant :

 

Édouard Glissant étudie au lycée Schoelcher de Fort-de-France. Il quitte la Martinique pour Paris en 1946 afin d'étudier l'ethnographie au Musée de l'Homme, mais aussi l'histoire et la philosophie à la Sorbonne.

Alors proche des thèses de Frantz Fanon, il fonde, accompagné de Paul Niger, en 1961 le Front antillo-guyanais d'obédience indépendantiste, puis autonomiste, ce qui lui vaut d'être expulsé de la Guadeloupe et assigné à résidence en France métropolitaine. Il est interdit de séjour dans son île natale pour « séparatisme » de 1959 à 1965. Il est signataire du manifeste des 121 en 1960. Certains de ses ouvrages, tel le Discours antillais, restent très marqués par son engagement anticolonialiste. Suite sur wikipédia

 

 

"C’est la même chose à chaque rentrée littéraire. En France, on pratique une espèce de refus fondamental à s’enrichir de la diversité. La littérature française a oublié le mouvement du monde. Elle ne traite plus que des para-problèmes de psychologie, elle est tournée sur elle-même, elle ne nous apprend presque rien de ce qui se passe dans cette société métissée, elle est frileuse de tout. Les Français, vous savez, se sont beaucoup renfermés sur eux-mêmes après la guerre de 1939-45, rejetant les étrangers et la vie qui les bousculait (…) La richesse de la société française, de son histoire, n’a pas la littérature qu’elle mérite. Mais ce sera éphémère, tout va changer, bientôt.”

 

 

 

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