Trou noir
"Au centre d’un trou noir se situe une singularité gravitationelle. Pour tout type de trou noir, cette singularité est « cachée » du monde extérieur par l’horizon des événements.
L’hypothèse dite de la censure cosmique, stipulant qu’aucun processus physique ne pouvait permettre l’apparition de singularités nues dans l’univers."(1)
" Le rêve est ce qui fait apparaître comme étant des êtres absents, ou éloignés, ou disparus, ou morts. Ils sont là mais le "là" où il séjournent n'est pas une dimension spatiale (pour le vivant) ni temporelle (pour le mort). Le "il est dans le rêve" renvoie à un là qui est avant le temps (comme il est dans le rêve) et avant l'espace (comme il est dans le rêve). Ce "là" du rêve précède chez les vivipares le "là" où projette la naissance atmosphérique. Le temps qui vient déchirer le "là" ne l'apporte pas. Il y a un "jadis" distinct de l'ontogenèse et de la phylogenèse et de l'histoire."(2)
L'être humain a eu dès son commencement l'intuition de sa ressemblance à l'univers.
Nous sommes des funambules sur l'aporie du temps.
Une ode qui crie son exil sur le firmament.
Ode sous-marine
Ode souterraine
Ode dans la profondeur céleste.
Nous sommes perdus dans le forage du monde à l'envers,
Parés de dissemblances,
Nés dans l'univers,
crées de ressemblances;
nous voulons retourner à nous-mêmes
dans le noir utérin
où nous n'en sommes sortis que voyelle.
De ce bruit sourd
sans air
comme la trace liquide
d'une mémoire où le silence règne.
La voyelle est le souvenir d'un monde sans langage.
"Maintenant voilà nos divertissements finis ; nos acteurs, comme je vous l'ai dit d'avance, étaient tous des esprits ; ils se sont fondus en air, en air subtil ; et, pareils à l'édifice sans base de cette vision, se dissoudront aussi les tours qui se perdent dans les nues, les palais somptueux, les temples solennels, notre vaste globe, oui, notre globe lui-même, et tout ce qu'il reçoit de la succession des temps ; et comme s'est évanoui cet appareil mensonger, ils se dissoudront, sans même laisser derrière eux la trace que laisse le nuage emporté par le vent. Nous sommes faits de la vaine substance dont se forment les songes, et notre chétive vie est environnée d'un sommeil.- Seigneur, j'éprouve quelque chagrin : supportez ma faiblesse ; ma vieille tête est troublée ; ne vous tourmentez point de mon infirmité. Veuillez rentrer dans ma caverne et vous y reposer. Je vais faire un tour ou deux pour calmer mon esprit agité. (3)
(1) source: wikipédia : le trou noir
(2) Sur le jadis, Pascal Guignard, éd. Grasset
(3) La tempête, Acte IV, sc1, Shakespeare